Projet de motion déposée lors de l’AG des syndiqués UGICT-CGT de la Mairie de Vitry le 10 octobre 2007. Cette motion a été soutenue par deux des dix participants.
L’AG des syndiqués UGICT-CGT de la Mairie de Vitry-sur-Seine constate, comme l’ensemble des travailleurs, qu’une offensive sans précédent depuis 1945 est en cours de la part du gouvernement.
Le “nouveau contrat social” de Sarkozy, c’est la remise en cause de tous les acquis, les uns après les autres. C’est une attaque globale : contre la Sécurité sociale, vouée au démantèlement, contre les régimes spéciaux de retraite prélude au durcissement des conditions de départ en retraite pour tous (public-privé), etc.
Parallèlement, le patronat voit ses exigences satisfaites comme jamais : remise en cause du CDI, blocage du SMIC (alors que la clientèle de l’UMP bénéficie des largesses de Sarkozy), etc…
Dans cette offensive les fonctionnaires sont en première ligne. A Nantes le 21 septembre, Sarkozy a détaillé ses objectifs : individualisation des salaires, flexibilité, incitation au départ, etc… Et au bout du compte : remplacement du statut par un contrat de droit privé.
Les syndiqués constatent que ce sont ces objectifs que le plan « Service Public 2012 » doit mettre en oeuvre. Ce plan est élaboré depuis le 1° octobre dans le cadre d’un prétendu « grand débat » gouvernement-syndicats, pour « redéfinir les grandes missions de la fonction publique, (…) de tracer la voie d’une modernisation en profondeur en préparant la mise en place d’une fonction publique de métiers, rénovée et plus efficace. » Parallèlement, le projet de budget commence à mettre en oeuvre cette politique, avec son cortège de suppressions de dizaines de milliers de postes.
Face à cette situation d’une extrême gravité, les syndiqués C.G.T. appellent l’ensemble des collègues à se saisir de l’appel à la grève lancé par les organisations syndicales pour le 18 octobre.
Néanmoins, ils regrettent l’absence de revendications claires et s’adressent à la fédération afin qu’elle exige le retrait du projet « service public 2012 ». Cela passe par le refus de participer au « débat » initié par le gouvernement. En effet, accepter de débattre de la « redéfinition » du service public, des voies de sa « modernisation », ce serait indiquer que nous sommes disponibles pour nous associer à la mise en oeuvre de la politique de Sarkozy.
Dans ce contexte, la journée du 18 octobre constitue un point de rassemblement contre l’offensive du gouvernement Sarkozy, mais de toute évidence elle ne saurait suffire pour lui infliger une défaite décisive. Pour cela il est indispensable que les centrales syndicales rompent immédiatement avec le gouvernement et élaborent un véritable plan de mobilisation menant au « tous ensemble » renouant avec novembre-décembre 1995 et évitant que ne se réédite la situation de 2003.
Echos reçus d’Emile FABROL