En Belgique aussi…

By greviste

mardi, 23 octobre 2007, 14h52

Solidaires N°52
Gérard Gelmini :: Le service minimum n’est pas une solution pour les voyageurs
Droit de grève :: L’accord de l’orange bleue sur le service minimum

Pour Gérard Gelmini, président fédéral de la CGSP/ACOD Cheminots, le service minimum est non négociable. Le syndicat prévoit une action symbolique.

Riet Dhont
24-10-2007

Que pensez-vous de la volonté de l’orange bleue d’instaurer le service minimum, cette obligation de prester un service minimum en cas de grève dans le secteur public ?

Gérard Gelmini. Le droit de grève est un droit inaliénable, il n’est donc pas question d’y toucher ! Le nouveau gouvernement orange bleue essaie de mettre dans l’accord gouvernemental une attaque contre le droit de grève. J’ai lu dans la presse de samedi passé qu’on veut instaurer le service minimum dans les services publics pour 2009. On nous demande de négocier là-dessus. Mais ceci est non négociable, « dit is onbespreekbaar ». En plus selon moi, « négocier » veut dire : faire des transactions pour arriver à un accord. Ici on nous impose déjà la finalité :le service minimum. C’est inacceptable.

La CGSP/ACOD a introduit un préavis de grève pour le vendredi 26 octobre…

Gérard Gelmini. Nous voulons faire une action symbolique avec un arrêt de travail d’une heure aux différents moments de la journée. Par cette action, nous voulons montrer aussi au public que le service minimum ne résout rien pour les usagers, en cas de grève. Vous vous imaginez, 3 trains le matin, 3 autres trains l’après midi… pour le public la question restera, à quelle heure j’arriverai à la maison. Ce sera le bordel. En plus ce service minimum créera des problèmes d’insécurité, aussi pour les enfants par exemple. Bref, c’est infaisable. Quand on veut entamer une grève, il y a des règles à respecter, ce que nous faisons toujours. Le service minimum n’est vraiment pas nécessaire. On use rarement du droit de grève (pas n’importe quand, ni n’importe comment), nous n’en abusons jamais ! Nous sommes responsables, aussi envers le public. Mais nous partons de la conviction que le droit de grève est un droit à part entière, qu’il ne faut pas à y toucher.

Qui est concerné par ce service minimum ?

Gérard Gelmini. Le secteur du transport sera la première victime de ce service minimum, mais les autres services publics suivront. Et après… toute la classe ouvrière.

Source : http://www.solidaire.org/scripts/article.phtml?section=A1AAAG&obid=35714

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