Archive de la catégorie «Ca bouge dans le mouvement ouvrier»

Appel “Grèves solidaires”

18 novembre 2007

Nous signalons le lancement d’un appel intitulé “Grèves solidaires” que l’on peut lire et suivre à l’adresse
http://solidarite-greves.over-blog.com/

Texte de cet appel :

Les grèves de 1995, les mobilisations sociales de 2003, le « Non » de 2005 au Traité constitutionnel européen, le mouvement contre le CPE de 2006 ont contribué à freiner en France la contre-réforme libérale qui l’a emporté partout en Europe. Aujourd’hui, Sarkozy et son gouvernement veulent faire de la grève des cheminots et du mouvement dans les universités un test. S’ils parviennent à les briser, ils espèrent avoir les mains libres pour faire passer au pas de charge le train de réformes annoncé sur le droit du travail, sur le système de santé, sur la protection sociale.

Ils engagent pour cela une bataille d’opinion visant à diviser et opposer ceux qui se lèvent tôt à ceux qui sont supposés se prélasser sur le mol oreiller de l’assistanat, le secteur privé au secteur public, les méritants aux récalcitrants, les étudiants studieux aux insoumis.

C’est pourquoi l’offensive gouvernementale commence par la remise en cause des régimes dits « spéciaux » présentés comme un privilège contraire à l’égalité, mais elle se poursuivra par l’augmentation pour toutes et tous de l’âge de la retraite, par la privatisation des services de santé et des assurances contre la maladie et la vieillesse, au détriment de la protection sociale par répartition.

Les cheminots ne luttent pas seulement pour défendre un droit à la retraite obtenu en raison de la pénibilité de leur travail. Ils luttent aussi, comme les employés du métro, les postiers, les électriciens, les personnels de santé, les enseignants, pour défendre ce qui reste de service public contre la concurrence débridée de tous contre tous. La double défense de la solidarité sociale et des conditions de l’autonomie de chaque individu passe au contraire par un partage du temps de travail sans perte de salaire, par le maintien du droit d’accès à la retraite égal dans le privé et le public, tenant compte de la pénibilité du travail, par un retour aux 37,5 annuités pour tous.

En soutenant les mobilisations des salariés, la communauté universitaire ne fait pas seulement acte de solidarité. La loi mal nommée d’autonomie des universités ne les soustrait aux tutelles étatiques que pour mieux faire croître parallèlement l’arbitraire bureaucratique et féodal de présidents d’universités imitant le management des entreprises privées, et la dépendance à l’égard des marchés. Elle amorce une logique de démantèlement de l’enseignement supérieur public, d’augmentation des droits d’inscription des étudiants, de fragmentation du corps enseignant, de subordination aux lois de la concurrence et aux caprices du marché du travail. Elle affaiblit le droit à l’étude et l’espace public d’éducation.

Tels sont les enjeux de la bataille sociale engagée.
C’est pourquoi, non seulement nous nous déclarons solidaires de la grève des cheminots et des universités en lutte, et manifesterons à leur côté, mais nous participerons à une mobilisation d’ensemble et à une convergence de ces luttes pour la journée de grèves du 20 novembre dans la Fonction publique et au-delà.
Les signatures sont à adresser à solidarite-greve@club.fr

La direction d’Air France assigne les syndicats en justice …

29 octobre 2007
…à propos du préavis de grève

LEMONDE.FR avec AFP | 26.10.07 | 18h17  Mis à jour le 27.10.07 | 17h33

Air France a annoncé vendredi 26 octobre avoir assigné FO, le SNPNC et l’UNSA en justice pour obtenir la réparation du préjudice causé par la grève des hôtesses et stewards engagée jeudi 25 octobre et qui doit durer jusqu’à lundi. Les syndicats ont appelé à la grève alors qu’ils avaient signé en juin dernier un protocole qui “impose un dispositif de veille sociale, préalable à tout déclenchement de grève”. Cet accord oblige en effet syndicats et direction à négocier pendant le préavis de grève.

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Appels à la grève à Radio France et à RFI, au débrayage à l’AFP

17 octobre 2007

 

AFP | 17-10-07

Les techniciens et les journalistes CGT du groupe public Radio France et de Radio France Internationale (RFI) invitent le personnel à faire grève jeudi, et l’intersyndicale de l’AFP appelle à un débrayage dans le cadre de la journée d’action contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Le SNRT-CGT (techniciens) et le SNJ-CGT (journalistes) de Radio France (France Inter, France Info, France Bleu, France Musique, France Culture, Fip, Le Mouv’) demandent notamment “l’abrogation des mesures Balladur et Fillon”, “le droit effectif à la retraite à taux plein à 60 ans” et “le retour aux 37,5 annuités”.

Le SNRT-CGT et le SNJ-CGT de RFI ont déposé un préavis de grève pour jeudi, de 00H00 à 24H00, “pour permettre aux salariés qui le souhaitent de se joindre au mouvement de grève et de manifestation”.

Pour leur part, les syndicats CGT, SNJ, CFDT, FO et SUD de l’Agence France-Presse “s’inscrivent dans la logique des mobilisations du 18 octobre” et “appellent le personnel à cesser le travail jeudi pour participer aux manifestations prévues à Paris et en province”.

La CGT a également lancé un appel à des arrêts de travail dans l’audiovisuel public, notamment à un arrêt de travail de 24 heures jeudi, de 00H00 à 24H00, dans les chaînes France 2 et France 3.

Parmi les communiqués d’appel à la grève pour le 18 octobre

17 octobre 2007

 

 

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Récapitulatif des Appels à la grève pour le 18 octobre

17 octobre 2007

‑ SNCF : la totalité des syndicats appellent : CGT, FO, Sud, CFTC, CFE-CGC, CFDT, FGAAC et UNSA. C’est la première fois depuis 1995. SUD, FO et la Fgaac se sont prononcés pour la grève reconductible et ont déposé des préavis en ce sens pour les jours suivants le 18. C’est le cas aussi de plusieurs sections locales CGT. Les autres fédérations ont menacé dans un communiqué commun d’appeler elles aussi à la grève reconductible dans la prochaine période.

‑ RATP : tous les syndicats, excepté la CFE-CGC : CGT, FO, Sud, CFDT, indépendants et UNSA. SUD et UNSA ont déposé des préavis de grève reconductible.

‑ EDF-GDF : les cinq fédérations de l’énergie : CGT, FO, CFDT, CFTC, CGC. Appel à la grève pour défendre les régimes spéciaux et contre la fusion Suez-GDF

‑ Fonction publique : UGFF-CGT et Union syndicale Solidaires. La FSU nationale n’appelle pas à une grève nationale, mais à une « journée d’action », sous forme de « grèves, manifestations ou rassemblements ». Cependant, 38 sections départementales de la FSU appellent à la grève (départements 03, 04, 09, 13, 15, 18, 21, 24, 31, 38, 39, 41, 43, 44, 47, 49, 50, 52, 53, 58, 59, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 72, 73, 75, 81, 83, 84, 85, 86, 90, 94, 973).

‑ Éducation nationale :

Au niveau national :
FERC-CGT, FNEC-FP-FO, SUD-Éducation, CNT-Éducation, SNETAA (1er syndicat de l’enseignement professionnel public), SNESUP-FSU (enseignement supérieur), SNPESPJJ, SNUTEFI, SNPESpjj, SNETAP, SYGMA, Tendance Intersyndicale Émancipation.

Au niveau local :
l’Intersyndicale de l’éducation de l’académie de Créteil (SNES-FSU, SNFOLC, CGT-Educ’Action, SNETAA-EIL, SUD-Education, SNUEP-FSU, SNPEFP-CGT), des sections académiques du SNES (Lille, Créteil), des sections départementales du SNES (65, 92…), 37 sections départementales du Snuipp (03, 04, 06, 09, 13, 18, 21, 24, 25, 31, 34, 38, 39, 41, 43, 44, 47, 48, 49, 50, 52, 53, 58, 62, 63, 64, 65, 66, 72, 75, 81, 83, 85, 90, 91, 94, 973), l’AG des Enseignants du 92 Nord…

‑ ANPE : Intersyndicale SNU, FO, CGT, SUD

- UNEDIC/ASSEDIC : CGT et FO

‑ Ministère des finances : Fédération des finances CGT, SNADGI-CGT, SNT-CGT, SNUI (Syndicat national unifié des impôts)

- Ministère de l’écologie : FO-Équipement

- Ministère de la culture : CGT, SUD, FSU, CFDT, FO, UNSA, CFTC.

- Ministère de l’agriculture : CGT, FSU, SUD Rural (Solidaires).

- Ministère du travail : CGT, FSU, SUD Travail (Solidaires).

‑ Poste et Télécommunication : SUD PTT ; CGT appelle à la mobilisation « y compris par la grève »

‑ Santé : Fédération CGT de la Santé et de l’action sociale

‑ Justice : Fédération CGT des sociétés d’études

- Commerce : Fédération CGT

- Météo : SPASMET Solidaires, CGT, FO.

- IGN : CGT OM

- Spectacles : SUD

‑ Salariés du notariat : CGT, FO

‑ Association ADAR Accueil et Service Nord : FO

- Convoyeurs de fonds : Syndicat SUD

- Banque de France : Syndicat CGT

- Métallurgie et Chimie : plusieurs syndicats Solidaires et CGT

- Michelin : SUD Michelin (Solidaires)

‑ Étudiants : Fédération Syndicale Etudiante ; la FSE, SUD Etudiants, des militants de l’UNEF appellent les étudiants à se réunir en Assemblée générale pour construire la grève à partir du 15 octobre (appel national du Collectif contre l’autonomie des universités).

Enfin, de nombreuses Unions départementales CGT et Solidaires, un certain nombre de FO et de la FSU (plus rarement de la CFDT ou de l’UNSA), appellent à la grève du 18.

C’est le cas notamment à Paris, où les UD CGT, FO, FSU et Solidaires ont lancé un appel commun. Dans bien des cas, les UD soutiennent la grève et appellent à des manifestations nterprofessionnelles

(cf. la liste des lieux de rendez-vous sur le site de la CGT : http://www.cgt.fr/internet)

SNCF: 26 préavis illimités de la CGT, à Paris Nord et au plan local

16 octobre 2007

AFP -
PARIS (AFP) - La CGT-cheminots a déposé 26 préavis locaux pour une grève illimitée à partir de jeudi, notamment à Lyon, Marseille et Paris-Nord, alors que le syndicat, au plan national, n’appelle qu’à une grève de 24 heures pour défendre les régimes spéciaux de retraite, a-t-on appris auprès de la SNCF lundi.

Les dépôts –assez habituels– de préavis de grève locaux surenchérissant sur un mot d’ordre national, font courir le risque, s’ils sont suivis, d’un débordement par la base de la CGT-cheminots au niveau national.

“On sait qu’il y a effectivement des appels locaux à une grève reconductible, mais pour nous ce chiffre n’est pas exceptionnel, car il existe plus de 300 syndicats CGT (sections locales) à la SNCF”, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la CGT cheminots.

Au plan national, trois syndicats de la SNCF sur huit, SUD Rail, FO et Fgaac appellent à une grève reconductible. Les cinq autres préavis portent sur un mouvement de 24 heures. Tous courent à partir de mercredi 20H00.

“Nous ne souhaitons pas que les cheminots soient isolés trop tôt (et) nous voulons créer les conditions pour que d’autres secteurs professionnels rentrent dans la bagarre”, a indiqué lundi le secrétaire-général de la CGT Cheminots Didier Le Reste sur RMC.

Dans un communiqué, la CGT-cheminots a appelé à “une journée de grève et de manifestations dans un cadre unitaire et interprofessionnel”.

La fédération, reçue lundi aux côtés de la CFDT, de la CFTC, de l’Unsa et de la CFE-CGC par la direction de la SNCF, a jugé que “sur le fret SNCF, l’évolution de l’emploi, l’augmentation du pouvoir d’achat, la direction n’a apporté aucune réponse”.

A sa proposition d’ouvrir des négociations sur le régime spécial des cheminots, les cinq fédérations “lui ont opposé une fin de non-recevoir et ont réaffirmé leur désaccord sur le cadrage gouvernemental de la réforme”, selon la CGT-cheminots.

Les préavis CGT pour un mouvement illimité concernent notamment la région SNCF Paris Nord, qui dessert le Stade de France à Saint-Denis où se tiendra samedi soir la finale de la Coupe du monde de rugby (Afrique du Sud - Angleterre), l’établissement traction Lyon Mouche et l’établissement traction de Marseille, a indiqué la direction de la SNCF.

En région parisienne, la ligne D du RER, qui dessert le stade de France, “pourrait être fermée par sécurité” jeudi, en raison d’une quasi paralysie du trafic, a déclaré lundi à l’AFP Fabien Villedieu, délégué SUD Rail.
La direction de la gare du Nord a indiqué que la grève serait “a priori très suivie” et indiqué que “les plans de transport pour la journée du 18 ne sont pas encore arrêtés”.

Lundi, dans un courrier commun, cinq associations d’usagers des transports d’Ile-de-France et six syndicats régionaux ont demandé au ministre des Transports un “plan d’urgence financier” pour “un service public de qualité”.

Par ailleurs, des préavis ont été déposés pour jeudi “dans 27 réseaux de transports urbains”, notamment à “Lyon, Toulouse, Montpellier et Nancy”, a indiqué l’UTP (patronat).

Grève nationale chez le constructeur américain General Motors

24 septembre 2007

Commentaire : là-bas aussi on encourage beaucoup en haut lieu la concertation pour paralyser le mouvement syndical…

LEMONDE.FR avec AFP et AP | 24.09.07 | 19h28  -  Mis à jour le 24.09.07 | 19h38L’échec des négociations sur le renouvellement du contrat salarial d’entreprise entre le constructeur automobile General Motors (GM) et ses salariés a débouché sur un mouvement de grève touchant plusieurs usines, lundi 24 septembre. Près de 73 000 employés de GM ont cessé le travail et commencé à installer des piquets de grève devant des usines dans le Michigan, l’Ohio et le Kansas, à l’appel du syndicat United Auto Workers (UAW).Le contrat salarial, obtenu en 2003, a expiré le 14 septembre et était reconduit d’heure en heure depuis. La direction et le syndicat ont continué à discuter après l’expiration, avançant même sur certaines questions comme celle de la protection sociale des retraités du groupe. L’UAW avait prévenu qu’une grève serait décrétée si un accord n’était pas trouvé lundi à 11 heures, heures locales (17 heures, heure de Paris).

“NÉGOCIATIONS DIFFICILES”

“Nous sommes choqués et déçus que GM n’ait pas voulu reconnaître ni apprécier la contribution de nos membres au cours des quatre dernières années”, a déclaré le patron de l’UAW, Ron Gettelfinger, mettant en cause l’intransigeance de GM sur les concessions salariales. General Motors s’est dit déçu par le mot d’ordre du syndicat. “Les négociations impliquent des sujets complexes, difficiles, qui concernent la sécurité de l’emploi de nos effectifs américains et la viabilité à long terme de l’entreprise”, a déclaré le groupe, dans un communiqué diffusé lundi.

Le géant automobile n’avait pas connu de mouvement social depuis 1998 et l’UAW, influent syndicat de l’automobile, n’avait pas appelé à la grève dans le cadre d’une renégociation sociale depuis 1976. Preuve de l’importance de cette grève, la Maison Blanche a tenu à encourager “à la fois l’entreprise et l’UAW à continuer à travailler pour aplanir leurs divergences”.

Echos du SNASUB-FSU

21 septembre 2007

La direction nationale du SNASUB réunie le 12 septembre 2007 a émis un vote très majoritaire sur une motion “action” demandant, parmi plusieurs revendications, l’abrogation de la loi sur le service minimum. La motion se termine par :

le SNASUB décide d’une campagne d’information sur l’ensemble de ces questions et de préparation à l’action nécessaire, en proposant aux personnels de se réunir en assemblées générales et d’en débattre. Il s’adresse à la fédération pour que des initiatives d’action nationale, de grève et de manifestation unitaire, dans le système éducatif, dans la fonction publique et à l’échelle interprofessionnelle soient décidées dans les meilleurs délais“.