12 décembre 2007
L’ITF (Fédération Internationale des Travailleurs des Transports) a accueilli favorable une assertion de la Cour européenne de Justice qui a déclaré hier que le droit de grève était un droit fondamental. Viking Line a engagé un bras de fer juridique contre l’ITF et le syndicat finlandais des marins FSU.
L’affaire a été renvoyée à la Cour européenne de justice lorsque l’ITF a interjeté appel de la décision du Tribunal du Commerce de Londres qui voulait empêcher l’ITF et le FSU d’engager une action revendicative pour protéger les emplois de l’équipage à bord d’un navire de Viking, Rosella. Le Tribunal du Commerce a décidé que cela serait contraire aux droits fondamentaux de la compagnie en matière de libre prestation de services.
Dans un communiqué publié hier, le Secrétaire général de l’ITF, David Cockroft, a déclaré : « Nous accueillons favorablement l’assertion de la Cour européenne de justice qui confirme que le droit d’agir collectivement – y compris le droit de grève – est un droit fondamental qui fait partie intégrante des principes généraux du Droit communautaire. »
« Comme cela est notamment stipulé dans les paragraphes 43, 44 et 77 du jugement, la Cour déclare que le droit d’agir collectivement pour protéger les travailleuses et travailleurs est un intérêt légitime qui, en principe, justifie la restriction de l’un des droits de libre circulation. »
Et de continuer : « Il s’agit maintenant de voir comment cela s’applique en détail et la Cour d’Appel devra maintenant prodiguer ses conseils sur certains faits spécifiques du dossier. »
Il a conclu : « La remise en cause du refus du Tribunal du Commerce de reconnaître les droits syndicaux fondamentaux a été pour nous un processus long, coûteux et ardu mais cette décision prouve que nous avons eu raison de le faire. »
Les conclusions de la Cour européenne de justice vont maintenant être communiquées à la Cour d’Appel qui devra les appliquer dans les faits et se prononcer définitivement sur l’affaire.
Notre commentaire :
plus çà va, plus on constate que les droits syndicaux et les libertés des salariés sont remis en cause en Europe par les patrons aidés des tribunaux et des gouvernements à leur solde. Il est temps de mettre un coup d’arrêt à cette situation.